Retour à l’écriture après l’enseignement

J’ai été très occupé l’automne dernier, je donnais quatre cours de gestion au Collège, dont trois qui étaient nouveaux pour moi. J’ai donc délaissé mon blogue pour me concentrer sur mes cours, mais je compte bien retourner à l’écriture cet hiver. Enseigner m’apprend tellement sur la gestion et les relations humaines. En fait, je crois que tout bon gestionnaire devrait être à la base un enseignant. Non pas qu’il devrait avoir exercé le métier d’enseignant, mais il devrait adopter les attitudes pédagogiques et humaines d’un enseignant.

Être devant une classe est un exercice redoutable pour qui n’est pas bien préparé. Tout d’abord le temps passe vite, il faut avoir bien planifié son intervention pour être prêt à réagir car il n’y a pas beaucoup de place à l’erreur.

Lorsqu’on enseigne, on est seul devant un groupe, comme on n’a pas le poids du nombre, il faut constamment maintenir sa crédibilité et sa légitimité. En résumé, maintenir la confiance du groupe envers soi. « Si les babines ne suivent pas les bottines », c’est l’échec assuré. Si vous ne savez pas où vous allez, c’est aussi la voie directe vers le mur.

Un bon enseignant doit être capable de découper un problème complexe en plusieurs petits, faire des liens entre le connu et l’inconnu, dresser une carte mentale ou un récit clair sur l’objet d’apprentissage pour que l’étudiant ne perde le fil.  Ce sont quelques bases pédagogiques qui permettent l’apprentissage.

On dit souvent que les meilleurs professeurs sont ceux qui savent bien s’exprimer devant un groupe. Bien que ce soit une qualité très utile pour l’enseignement, ce n’est pas la plus importante. La plus grande est celle d’écouter. Écouter, c’est percevoir la réaction et les sentiments du groupe : ont-ils compris, sont-ils motivés, acceptent-ils mes exigences. Tout cela doit être saisit par le maître pour qu’il puisse adapter son enseignement et amener ses étudiants vers l’apprentissage et la réussite. Un bon professeur ne devrait jamais blâmer ses étudiants de ne pas être motivé envers son cours, il devrait chercher une stratégie pour les motiver.

Ma description du métier d’enseignant, ne vous rappelle-t-elle pas les défis auxquels les gestionnaires font face au quotidien? Il est terminé le temps où le gestionnaire pouvait se contenter de donner des ordres à partir de son bureau. Aujourd’hui, le gestionnaire doit sortir de sa tour pour communiquer, discuter, écouter, expliquer, motiver, il doit finalement être un enseignant.

Jérôme Guy, BAA, MBA.

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